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Niveau 1 - Le freelancing

Quand j’étais freelance, on me disait souvent que ce n’était pas vraiment de l’entrepreneuriat.

Je ne suis pas d’accord.

Pour moi, c’est même le premier niveau du jeu. 🎮

Au niveau 1, le freelance apprend à se vendre.

Cela implique d’acquérir les sous-compétences suivantes :

  • Aller chercher des clients,
  • Construire une offre,
  • En vivre tous les mois.

Ce niveau est loin d’être facile.

Nombreux sont ceux qui brûlent les étapes et qui s’estiment trop forts pour rester trop longtemps à ce niveau. Ils passent au niveau suivant sans même avoir pris le temps de valider les quêtes secondaires. Au niveau 2, ils se prennent un mur à la 5ème seconde et retournent au niveau 1.

La ressource la plus précieuse pour le freelance, c’est son temps.

En effet, il est bien souvent payé au TJM : Taux Journalier Moyen.

Par exemple, il va vendre 10 jours de prestation à un TJM de 350€ HT à un client X. Il va avoir envers ce client une obligation de moyens, celui de travailler durant 10 jours et non de résultats.

On comprend vite que le freelance, s’il veut augmenter ses revenus, va devoir augmenter son temps.

Sauf que le temps est une ressource finie. Une fois que tu bosses 20 jours par mois, difficile d’augmenter tes revenus sans augmenter ton TJM ou… En arrêtant de vendre son temps.

La sous-quête la plus difficile à mes yeux à ce niveau est de réussir à dépasser le syndrome de l’imposteur.

Quand je dis apprendre à se vendre, ça va donc bien plus loin que le simple fait d’en vivre tous les mois. C’est réussir à poser une valeur monétaire sur son temps, sur ses compétences et à être à l’aise avec ça.

Ma première mission en freelance a été la production d’une série de 10 vidéos YouTube. Cette série de vidéos pédagogiques m’a pris environ 1 mois à écrire, tourner, monter, publier. Je les ai d’ailleurs re-tournées au minimum deux fois chacune. J’ai gagné 1 000 € HT. 🤑

On ne juge pas, c’était ma première mission, on commence tous quelque part, j’étais très contente à l’époque !

Mais il est vrai qu’à mon avis, rien qu’en monétisation, ils ont gagné plus que moi !

Dans les mois qui ont suivi, j’ai vendu : des journées de prestation pour créer des solutions no-code, de la formation de professeurs en établissement scolaire, de la création de programmes pédagogiques pour aider les jeunes à s’orienter… Bref, je testais plein de choses.

À ce niveau, je voulais surtout me prouver que j’étais capable d’aller chercher des clients, même quand c’est en postulant sur Welcome To The Jungle, et de gagner assez d’argent chaque mois pour en vivre.

Une fois que j’ai obtenu mes premiers clients récurrents et que je savais que je n’avais plus trop de questions à me poser concernant ma capacité à rebondir, j’ai pu passer au niveau suivant.

Niveau 2 - Le baby-entrepreneur

Au niveau 2, le baby-entrepreneur apprend à dire non.

À ce niveau, on arrive à un moment où on est très sollicité à droite à gauche et auquel il devient essentiel de faire des choix.

Cela implique d’acquérir les sous-compétences suivantes :

  • Acquérir une expertise,
  • Se positionner sur un type de mission,
  • Déterminer le persona de son client idéal.

C’est vraiment contre-intuitif mais plus on se positionne sur une niche précise dont on devient expert, plus il va être simple d’augmenter ses prix.

Exemple - Personne n’a besoin d’un copywriter.

Mais certains ont besoin :

  • D’un ghostwriter de posts LinkedIn pour augmenter leur notoriété de CEO d’une startup dans la tech,
  • D’un copywriter pour un site web présentant les offres d’un cabinet d’expertise comptable,
  • D’un copywriter de cold emails pour développer la prospection dans un business de formations digitales.

En devenant expert, cela te permet alors :

  • De gagner en vitesse d’exécution : tu vas pouvoir processer ton job pour toujours être plus rapide et donc gagner plus d’argent sans nécessairement augmenter ton TJM,
  • De gagner en légitimité : tu deviens expert sur une niche si pointue que le bouche-à-oreille te permet de passer de client en client,
  • De sortir du paradigme du TJM en commençant à facturer à la mission.

Mais alors, comment fixer son prix ?

C’est l’étape la plus difficile.

Moi-même, à chaque devis, j’utilise mon joker “appel à un ami” pour m’assurer que c’est cohérent.

Pour cela deux étapes :

  1. Se projeter sur ce que l’on apporte au client

    Quand je réalise une mission, j’estime toujours le CA que je vais leur permettre de générer.

    Exemple - Même si je bosse côté tech, je sais que la mise en place d’une automatisation permet de gagner X heures par semaine.

    Quand je sors un devis à 40K€ pour de l’automatisation de process, ce n’est pas pour les faire couler. C’est parce que je sais pertinemment que cela va leur permettre d’en gagner encore plus.

    On peut se dire que 40K€ c’est une personne en CDI pendant 1 an → Mon devis couvre la création de l’ensemble des automatisations de ce business et la formation des 150 collaborateurs de leurs équipes.

    Je sais que dans cette boîte, ma solution va permettre d’automatiser 30% de leurs tâches. 30% de 150 personnes, ça fait 50 personnes.

    50 CDI VS 1 mission d’automatisation, le calcul est vite fait : c’est plus que rentable pour eux.

    Mon problème c’est que malgré tout, ils n’en ont pas conscience avant de commencer.

  2. Convertir son devis en TJM

    À ce niveau on facture à la mission. Pour ce devis j’ai donc préparé un retroplanning sur 16 semaines pour qu’ils sachent exactement où on va et j’ai listé toutes les automatisations qui vont être développées. Chaque automatisation a un coût. J’y ai également ajouté la formation d’un lead en interne et la documentation de tout ce travail.

    Je sais donc estimer que je vais y passer N jours par semaine pendant 16 semaines. Je peux donc diviser mon devis global par le nombre de jours estimé pour revenir à un TJM. Jamais le client n’a connaissance de ce calcul, mais moi il me permet de m’assurer que je ne sois pas en train de sur-facturer ou de sous-facturer une mission.

    Avec l’expérience on devient de plus en plus rodé sur ce point : aujourd’hui, j’ai une base de données de toutes les automatisations que je mets en place le plus régulièrement et le tarif associé. Un gain de temps énorme dans la création de mes devis !

Fixer son prix à la mission et non au TJM permet d’être rémunéré à sa juste valeur.

Ce n’est pas parce que je suis experte et que je vais donc aller 10 fois plus vite que Théo le stagiaire, que je dois être payée 10 fois mois, ça n’a aucun sens.

Une autre façon d’augmenter ses revenus → Diversifier ses offres.

Pour ma part, cela passe par la construction d’une offre complète :

  • Des formations pour les plus petits budgets qui veulent apprendre à faire par eux-mêmes,
  • Des coachings pour les budgets intermédiaires qui veulent apprendre main dans la main,
  • De la prestation de service pour les plus gros budgets qui souhaitent déléguer la création de leurs solutions à des experts.

Mais alors, il se passe quoi quand on en arrive au point où on est ultra-sollicité sur sa niche qu’il devient impossible de faire face à la demande ?

Niveau 3 - L’entrepreneur en devenir

Actuellement, j’ai 5 à 10 calls client par semaine. Autant dire que je ne suis pas capable d’accepter 5 à 10 missions par semaine, seule.

Je viens d’arriver au niveau 3.

Au niveau 3, l’entrepreneur en devenir apprend à s’entourer.

Cela implique d’acquérir les sous-compétences suivantes :

  • Déterminer ce sur quoi on apporte le plus de valeur VS ce sur quoi on est moins utile,
  • Recruter des humains,
  • Coacher ces humains & les mettre dans les meilleures conditions possibles pour qu’ils kiffent leur aventure à nos côtés.

Le mois prochain se déroulera la quatrième promotion de mon bootcamp d’automatisation no-code. À chaque bootcamp, je propose aux meilleurs de rejoindre le collectif clairenocode.

Ils sont déjà 7 à avoir rejoint mes rangs et on commence à se structurer pour que je puisse les accompagner au mieux dans le lancement de leur activité en freelance en les plaçant sur des missions pour mes clients.

Cette nouvelle aventure, c’est mon niveau 3.

Cela m’excite tout autant que cela me fait peur : mais pour l’instant, tous les signaux sont au vert et j’ai hâte de découvrir la suite.

Mais alors, c’est quoi la suite ? Quel big boss vais-je affronter à la fin du jeu ?

Niveau N - Affronter le big boss

Il y a quelques semaines, on m’a demandé quelle était la vision de mon business d’ici 5 ans.

J’ai pris le temps de réfléchir et de me poser pour réaliser que j’avais une idée bien précise de ce que je voulais faire plus tard : je veux créer une école.

Évidemment, pas n’importe quel genre d’école.

Je veux créer une école dans laquelle on y apprendra trois compétences clé : le no-code, l’IA et l’entrepreneuriat.

Je veux créer une école dans laquelle les deux valeurs fondamentales sont l’écologie et le féminisme. Pour moi l’un ne va pas sans l’autre : pour respecter la planète, il faut commencer par respecter les femmes.

Je suis convaincue, que ces nouvelles technologies n’auront pas de raison d’être si ce n’est pas pour répondre aux enjeux environnementaux auxquels nous sommes confrontés.

Je suis convaincue que les solutions innovantes viendront de l’entrepreneuriat. Ce sont les seuls qui n’auront rien à perdre à tester de nouvelles choses.

Je ne sais pas combien de niveaux il me reste d’ici ce combat final, tout ce que je sais c’est que je commence à en percevoir les quêtes secondaires et je me dis qu’il reste bien du travail avant d’en arriver là.

Les news de la semaine

Cette semaine, j’ai plein d’actualités à te partager :

  • La Solution Notion est désormais disponible pour tout le monde à -30% de réduction avec le code promo JADOPTENOTION jusqu’au 8 novembre à minuit !
  • La sortie d’un nouvel épisode de mon podcast, Lancer un projet, dans lequel je reviens sur toutes les étapes du lancement d’un projet de l’idée à la retrospective ! C’est notamment l’occasion de vous expliquer comment je me suis plantée dans le pricing de ce produit et pourquoi désormais il sera vendu 500€ HT au lieu de 1000€ HT hors promotion.
  • La sortie d’une interview sur le podcast de la radio contournement, merci à Alexis de m’avoir reçue. J'espère que vous prendrez autant de plaisir à écouter cet épisode que nous en avons eu à l'enregistrer.
  • Il reste encore quelques places pour le bootcamp d’automatisation de novembre ! Si vous avez voulez apprendre à automatiser tous vos process avec Make, je suis disponible par ici pour répondre à toutes vos questions !
  • Cet après-midi sortira une vidéo YouTube : Le problème avec les templates Notion. J’ai trop hâte de vous la partager et je suis très excitée de reprendre du service sur cette plateforme ! L’occasion également de vous annoncer qu’un duo avec le seul, l’unique, l’exceptionnel Shubham Sharma arrive très vite ! 🤫

Sur ce, je vais reprendre ma tout doux list pour bien continuer la journée,