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L’art du positionnement

Quand je me suis lancée, je n’avais pas d’idée claire de ce que je voulais vraiment faire.

La seule chose que je savais, c’est que je voulais créer du contenu autour du no-code pour permettre au plus grand nombre de s’affranchir des tâches relous & redondantes du quotidien.

Je savais que je voulais partager des contenus accessibles et actionnables pour transmettre mes connaissances sur les réseaux sociaux.

L’éducation est un sujet qui compte beaucoup pour moi et je voulais à mon tour ajouter ma pierre à l’édifice en créant des contenus agréables à consommer et pleins de valeur.

Ce n’est pas un positionnement hyper détaillé, mais disons que sans trop le savoir, les fondations étaient déjà en place.

C’est ainsi que différentes offres ont vues le jour :

  • Des offres de formation pour apprendre à automatiser tous ses process & dompter l’IA
  • Des offres de coaching 1:1 sur ces mêmes sujets pour ceux qui ressentent le besoin d’être pris par la main,
  • Des offres de prestation de service pour les entreprises qui veulent déléguer la création de leurs solutions à des experts.

Et même sur cette dernière offre, je mets un point d’honneur à toujours nommer un lead en interne que je prends le soin de former à ce que j’appelle “les premiers secours” afin de rendre autonome mon clients sur la gestion des petits bobos du quotidien.

Aujourd’hui mon activité est en train d’évoluer avec la fondation d’un collectif.

Il permet de répondre à différents besoins :

  • Celui des alumnis : après leur bootcamp d’automatisation, nombreux sont ceux qui tentent l’aventure et se lancent en freelance sur ces sujets,
  • Celui de mes clients : le no-code est encore un monde de pirates, il est compliqué de recruter un prestataire de confiance sur ces sujets,
  • Le mien : ma visibilité fait qu’aujourd’hui j’ai trop de demandes en prestation de service pour toutes les exécuter par moi-même.

C’est ainsi qu’est né le collectif et qu’aujourd’hui les premiers membres sont placés sur les premières missions ! ✨

C’est lors de la construction de ce collectif que j’ai eu cette réflexion :

J’ai quasiment autant d’assistantes virtuelles qui se forment chez moi que de freelances qui veulent se lancer dans l’automatisation. Autour de moi, les entrepreneurs avec lesquels j’échange ont tous pris une assistante virtuelle mais n’ont pas passé le cap d’automatiser leurs process ! Est-ce que je ne devrais pas plutôt me positionner comme un collectif d’assistants virtuels ? On ferait la même chose, on se brand juste différemment.

Sauf que ce n’est pas juste une question de branding.

C’est une question de valeur.

Et pour le comprendre, il est venu le moment que je vous explique un petit peu de quoi il s’agit quand on parle d’assistantes virtuelles…

Assistantes virtuelles, VA & OBM

Il y a encore quelques mois, je ne connaissais pas ces métiers.

J’avais déjà entendu parler des assistantes virtuelles notamment parce que vous êtes nombreuses à me suivre, je vous vois, je le sais.

Puis, j’ai entendu parler des OBM.

Mais alors quelles sont les différences entre les deux ?

VA, Virtual Assistant - Assistantes virtuelles

Les assistantes virtuelles sont des femmes bien réelles auxquelles les CEO peuvent déléguer une très grande variété de tâches : de la communication sur les réseaux; de la gestion administrative, devis, factures, emails; de la gestion financière, de la comptabilité; de la planification d’événements…

Elles sont très opérationnelles et tournées vers l’exécution de tâches spécifiques.

Les VA facturent généralement leurs services à l'heure & ont souvent plusieurs clients en parallèle. Par exemple elles peuvent avoir 3 contrats de 10h/mois et 4 contrats de 20h/mois ce qui fait 7 clients en tout & environ 24h de travail par semaine.

OBM, Online Business Managers - Bras droits virtuels

Les Online Business Managers (on garde le terme anglais même en français) sont des bras droits qui vont être plus orientés stratégie qu’exécution opérationnelle.

Les OBMs ont pour ambition d’accompagner leurs clients à définir et atteindre leurs objectifs stratégiques. Il y a donc toute une dimension de compréhension du business du client et les OBMs doivent se montrer proactifs dans la proposition de plans d’actions à dérouler pour atteindre les objectifs définis.

Alors ça, c’est sur le papier.

Dans la réalité, les deux sont très proches.

D’ailleurs, je vois des assistantes virtuelles qui se positionnent comme tel alors que vraiimmment… Elles vont bien plus loin que de la simple exécution de tâches. J’en vois créer des infographies, j’en vois faire du copywriting, j’en vois faire de la prospection en cold emailing… Bref, de véritables couteaux-suisses.

J’ai moins eu l’occasion d’observer des OBM mais j’imagine que de la même façon certaines sont plus dans l’exécution que la stratégie.

Bref, les deux rôles visent à accompagner les CEO pour leur permettre de se concentrer sur leur rôle de chef d’entreprise.

Humm… Ça ressemble tout de même fortement à ce que je propose également avec mes solutions d’automatisation & d’IA ? 🤔

Une question de valeurs

Je trouve ces business très intéressants. Mais il y a quelque chose qui me chiffonne et jusqu’à très récemment, j’étais incapable de mettre des mots dessus…

Les VA & OBM sont toutes des femmes… Pour des CEO hommes.

C’est un fait.

  • Côté VA, l’agence qui a su tirer son épingle du jeu est celle de Maddalena Martini, VA World.

    J’ai déjà eu l’occasion d’échanger avec elle et nous avons même discuté de potentiels projets ensemble, elle l’assume totalement : ses assistantes sont toutes des femmes.

  • Côté OBM, l’agence qui fait le plus parler d’elle est OBM Elite.

    Je n’ai jamais eu l’occasion d’échanger avec Céline & Sam. Je m’appuie donc uniquement sur ce que je lis sur leur site. Ils parlent toujours d’UNE candidate qui peut devenir UNE OBM et accompagner UN entrepreneur.

Je comprends ce positionnement.

Mais je n’y adhère pas.

De tous temps, les hommes au pouvoir ont apprécié avoir une assistante.

Aujourd’hui, ce n’est pas parce qu’elles sont virtuelles qu’elles ne représentent pas moins l’acquisition d’un certain statut social.

Alors même si mes amis entrepreneurs (hommes) m’ont assuré que ce n’était pas la raison pour laquelle ils ont pris une assistante virtuelle, je ne suis pas à l’aise avec l’image que cela renvoie.

Si je prends un assistant ou un bras droit c’est uniquement pour ses compétences & son expertise.

Guillaume, mon bras droit, est un homme. Je l’ai choisi car il est capable d’automatiser des process pour lui-même s’affranchir des tâches répétitives. Ainsi, il est plutôt le gardien des machines que l’assistant qui réalise les mêmes tâches aliénantes chaque semaine.

Assistance VS Autonomie

Une des valeurs fortes de mon business est de rendre mes clients autonomes dans la création de leurs solutions.

C’est si important que si un client refuse d’être formé, je refuse que nous travaillons ensemble.

Alors attention, cela ne signifie pas que je ne vais jamais créer des solutions pour des clients.

Mais je mets toujours un point d’honneur à nommer un lead en interne qui est responsable des solutions mises en place. Ce lead ne peut pas être un stagiaire ou un alternant.

Je prends le soin de le former afin qu’il soit autonome pour gérer les “premiers secours” des solutions mises en place.

Si personne en interne ne peut être formé alors je leur propose des profils d’experts à internaliser.

C’est pourquoi je ne suis pas à l’aise avec le concept même d’assistance.

Je veux travailler avec des clients qui ont soif d’apprentissage. Des clients qui sont prêts à challenger leurs idées. Des clients prêts à comprendre le mode d’emploi des formules 1 que je vais leur construire sur-mesure. C’est la moindre des choses.

Humain VS Machine

Tout ne s’automatise pas. Je le sais, j’en ai bien conscience. Sinon je ne serai pas en train d’écrire cette newsletter mais plutôt en train de me la couler douce aux maldives.

Automatiser, ce n’est pas une recette magique pour trouver des solutions à tous ses problèmes.

Automatiser c’est déléguer un process bien rodé à un algorithme.

  • Parfois, on va automatiser “trop tôt”.

    Résultat ? On va automatiser un process qui n’est pas optimisé & les résultats seront déplorables.

  • Parfois on va automatiser les mauvaises choses.

    Par exemple, je ne suis pas 100% pour l’automatisation de la remontée de ses statistiques & KPI dans un tableau de suivi. Je trouve que le fait de le compléter à la main me permet de me poser dessus et de réfléchir à ce que signifie vraiment ces chiffres pour en tirer des learnings.

    C’est exactement la même chose quand je discute avec ma soeur en médecine & que je lui dis “Tu sais, toutes tes fiches de cours, on pourrait automatiser leur création !” et qu’elle me répond “Ah bah oui bonne idée, comme ça j’ai aucune chance de retenir quoi que ce soit !”

    +1 pour la gamine de 20 ans.

Alors, voici les critères d’une bonne tâche à automatiser :

✅ Une tâche répétitive

✅ Une tâche chronophage,

✅ Une tâche associée à un process,

✅ Une tâche qui a déjà été réalisée manuellement plusieurs dizaines de fois.

Si tout est validé, alors GO, on passe à l’automatisation.

Dans les faits, ça ne m’est encore jamais arrivé de débarquer dans un business avec un CEO qui me fait la liste précise de toutes les automatisations qu’il veut que je lui mette en place !

C’est pourquoi mon accompagnement débute TOUJOURS par un cadrage de la mission : un audit de productivité.

Cette étape indispensable consiste à réaliser un audit global du business pour analyser tous les process, toutes les habitudes de travail des équipes pour présenter la macrostructuration actuelle du business et lister toutes les briques que l’on va pouvoir venir automatiser.

C’est seulement une fois ce cadrage réalisé que je passe le relai à un exécutant du collectif qui vient mettre en place brique par brique les différentes solutions.

Pour toutes les autres tâches qui sont plus ponctuelles, plus spécifiques, plus rares mais qui pour autant te font perdre du temps au quotidien et pour lesquelles tu apportes très peu de valeur : Alors OUI, les déléguer à un humain est intelligent.

C’est pourquoi si j’ai bien un conseil à donner c’est de commencer par penser automatisation avant de penser assistance. De cette façon vous allez déjà faire un bon ménage dans toutes vos tâches ce qui vous permettra d’y voir plus clair sur ce que vous pouvez confier à une machine ou à un humain.

Je pense qu’aucune humain n’est fait pour exécuter des tâches redondantes.

Il n’y a rien de plus incertain qu’un humain.

Enfin, pour tous ceux qui ont peur de l’aspect déshumanisation de leur business avec la mise en place d’automatisation n’ayez crainte : l’Intelligence Artificielle est désormais capable d’apporter cette touche “humaine” aux automatisations.

Là où hier les emails personnalisés automatiquement reposaient sur l’utilisation de variables dynamiques telles que le prénom, il est désormais possible de faire appel à des IA pour rédiger des emails originaux automatiquement.

Je pourrais encore continuer longtemps à écrire sur ce sujet qui a hanté mes nuits ses dernières semaines mais je pense qu’est venu le moment de conclure.

Pourquoi ai-je choisi de ne jamais me positionner comme une agence d’assistantes virtuelles ?

C’est avant tout pour des questions de valeurs : de féminisme et d’autonomie.

J’envisage même de me positionner en opposition à ce modèle. Le collectif qui te redonne ta liberté et ton temps sans te rendre dépendant. C’est toujours en réflexion, et cette newsletter est également l’occasion de prendre tous vos retours à ce sujet qui me seront très précieux pour faire évoluer mon positionnement sur les prochains mois.